Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite de la campagne. La victoire est entre nos mains. De notre engagement entier et total dépend l’avenir du pays.
Nous devons gagner !
Nous devons gagner pour ceux que nous défendons. Pour ceux qui conaissent des conditions de travail difficiles. Pour ceux, jeunes et seniors, qui cherchent en vain, depuis trop longtemps,un emploi. Pour ceux qui enseignent, qui cherchent, qui créent, qui innovent. Pour ceux qui n’arrivent plus à avoir accès à un logement décent. Pour ceux qui n’ont plus les moyens de se soigner. Pour tous ceux victimes du descenseur social à l’oeuvre en France aujourd’hui. Pour ceux qui font et pas pour ceux qui ont. C’est pour eux que nous nous battons. Ce sont eux qui sont au fondement même de notre engagement. Ne les abandonnons pas aux seules règles du marché.
Nous pouvons gagner !
Nous avons, militant(e)s, élu(e)s, responsables de la société civile, simples citoyen(ne)s, une responsabilité première dans les semaines qui viennent: porter, diffuser et défendre le Pacte présidentiel de Ségolène Royal avec ses valeurs, ses objectifs et ses propositions. Nous pouvons tous en être collectivement fiers. Nous avons une ligne politique cohérente, un programme réalisable, concret et chiffré.
Face à nous, je vois une posture, et seulement une posture, celle de François Bayrou. Nous portons cent propositions, François Bayrou est sans proposition.
Mais je vois aussi une imposture, plus dangereuse pour l’avenir de la France et de l’Europe, celle de Nicolas Sarkozy. Imposture parce qu’il promet la France d’après dans une campagne où il est le candidat sortant. Une croissance molle, un chômage élevé, des Rmistes plus nombreux, une dette qui explose, des banlieues stigmatisées, un droit du travail cassé et une Europe en panne: voilà le bilan de Nicolas Sarkozy. Voilà le bilan de cinq ans de gouvernement de l’UMP dont il est le Président. "Il a changé", dit-il. "Il pourra faire demain ce qu’il n’a pas fait hier", prétend-il. Je le crois et c’est pour cela que je le dis très clairement: le programme de Nicolas Sarkozy, c’est son bilan en pire !
Nous allons gagner !
Je parcours la France chaque semaine. J’écoute ce que me disent les Françaises et les Français.
Ils ne veulent pas d’une illusion. Ils refusent un Président anxyogène, qui joue sur les peurs et dresse les uns contre les autres. Ils veulent un changement. Un changement profond.
Ce changement s’incarne pleinement dans notre candidate. C’est pourquoi notre mobilisation doit être sans faille.
Le 22 avril, puis le 6 mai, je veux un vote de valeurs, pas à un vote de calcul; je veux un vote d’adhésion, pas un vote utile; je veux un vote dans la clarté pour faire gagner la gauche, pas un vote tactique.
Le 6 mai prochain, je veux que nous puissions tous ensemble fêter le second Président socialiste de la Vème République, et aussi la première femme Présidente de la République française.
Dominique Strauss-Kahn
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