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Jeudi 20 novembre 2008

Lu dans le Paris-Normandie du 20.11.2008

 

Le député-maire de Sotteville-lès-Rouen glissera ce soir un bulletin Aubry dans l'urne. Ce rocardien historique, qui a participé à l'élaboration de la motion Delanoë, s'explique sur « un choix mûrement réfléchi ».


Il était de tous les petits-déjeuners du mercredi, ces derniers mois autour du maire de Paris pour plancher sur les grandes orientations de la motion portée par Bertrand Delanoë. Il défend la décision prise dimanche dernier par son ami de ne pas déposer sa candidature « pour ne pas ajouter de la confusion ». Affaire de clarté et de fidélité, Pierre Bourguignon justifie l'appel du maire de Paris à voter pour Martine Aubry. Il l'a redit mardi soir, lors d'une réunion avec l'ensemble de ses camarades qui - dans la très fabiusienne Seine-Maritime - soutenaient la motion Delanoë au congrès. « Bertrand est un homme d'honneur. Il a pris courageusement toutes ses responsabilités en indiquant quel était son choix pour notre futur premier secrétaire ». Et ce choix, c'est également celui du député-maire de Sotteville-lès-Rouen, qui balaye « l'idée absurde » du tout sauf Ségolène mais ne mâche cependant pas ses mots à l'égard de la présidente de Poitou-Charentes. « Au-delà de la confrontation des personnalités, c'est le choc des cultures pour reprendre une expression de Michel Rocard. Or le registre incantatoire de Ségolène Royal, ce n'est pas ma culture. Bien sûr que la société doit être gentille, bien sûr qu'elle doit être meilleure » raille Pierre Bourguignon. « Je ne parviens pas à comprendre ce mélange de « Je vous fais confiance » et de « Je vous dis de faire ». Tout cela ne fait pas sens ». Le jugement est sévère. Et ce proche de Bertrand Delanoë n'est pas plus amène, face au renouvellement qu'entend incarner Ségolène Royal. « Des anciens, des modernes, des jeunes, des moins jeunes, il y en a dans son entourage comme dans le nôtre ou celui de Benoît Hamon. Et que je sache, Ségolène n'est pas une petite nouvelle. Elle est entrée au cabinet de François Mitterrand à l'Élysée quand j'ai moi-même été élu député pour la première fois… C'était en 1981 » rappelle le maire de Sotteville. Son pronostic : « Très ouvert, mais Martine Aubry est favorite ». Sa favorite.
C. P.

Par S&D76 - Publié dans : Vu dans la presse
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Mardi 18 novembre 2008

Le 17 novembre 2008

Le Congrès de Reims s’est conclu sur un échec, il s’est achevé sans que se dégage une orientation politique majoritaire claire. Bertrand Delanoë n’a pas souhaité, dans ce contexte, présenter sa candidature. Il nous l’a dit : il n’a pas voulu ajouter de la confusion à la confusion.

Jeudi 20 novembre, nous aurons l’importante responsabilité de choisir un des trois candidats au poste de Premier secrétaire. Je ne suis pas de ceux qui s’abstiennent dans un débat. Au nom de mes convictions, je voterai pour celle qui est la plus proche de ce que je porte, Martine Aubry. Elle est la plus capable de garantir l’unité du parti socialiste, elle est la plus apte à défendre son identité. Si notre parti a besoin d’être réformé dans ses instances, renouvelé dans les personnes, il ne peut pas reposer sur le culte d’un chef et de l’émotion.


Pierre BOURGUIGNON





Par S&D76 - Publié dans : En campagne
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Lundi 17 novembre 2008

Paris, le 17 novembre 2008.

Cher-e camarade,

Le congrès de Reims n’a pas permis à notre Parti de s’unir autour d’une ligne politique majoritaire. Je le regrette profondément tout comme je regrette l’image que nous avons offerte aux Français. Pour notre part, membres de la motion A, nous souhaitions un rassemblement avec les motions D et C dont nous aurions voulu déduire une candidature. En dépit de nos efforts réels et sincères, cela n’a malheureusement pas pu aboutir.

Plus que jamais, nous considérons que les Français ont besoin d’un instrument capable de proposer des réponses opérationnelles à leurs souffrances sociales, à leur perte de confiance et de repères, et à ce qu’ils éprouvent face à une politique gouvernementale brutale et injuste.

Notre responsabilité est donc immense. Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s’exprimer, par son vote, sur ce qui est l’enjeu décisif de ce scrutin, comme l’ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l’identité même du Parti socialiste.

Au nom de mes convictions politiques, j’ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j’appelle à voter massivement en sa faveur.

J’entends, à l’avenir, défendre plus que jamais, les principes qui fondent mon engagement, au service d’une efficacité de gauche : un projet progressiste, écologiste, dédié à la justice sociale ; un idéal européen assumé, qui nous conduise à travailler, vraiment, avec nos amis sociaux démocrates afin de trouver ensemble un débouché de gauche à la crise actuelle ; une stratégie d’alliances claire, qui implique de s’ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l’ambiguïté d’alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche.

Dans les circonstances graves qu’affrontent notre parti et notre pays, il faut choisir.
De ce vote dépend manifestement l’avenir et la conception même du Parti socialiste.

En toute amitié, mais avec l’intensité liée à ce moment, je souhaite te convaincre de voter au nom d’une certaine idée du socialisme.











Par S&D76 - Publié dans : Débat & Idées
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Lundi 17 novembre 2008
Cher(e)s ami(e)s,

 

Le Congrès de Reims est un congrès raté. Pour le parti et pour nous.

 

Beaucoup parmi les délégués de la motion A, présents à Reims, sont rentrés chez eux désemparés, meurtris et profondément démobilisés, honteux pour le parti et les valeurs socialistes, en colère contre ceux qui ont, avant tout autre perspective, joué le jeu de leurs ambitions personnelles.

 

Il faudra, à tête reposée, faire une analyse politique plus précise de ce qui s'est passé. Aujourd'hui, il s'agit d'abord vous adresser, sinon un message d'espoir, du moins un signe que nous continuons le combat pour nos convictions européennes et réformistes, au service d'une social-démocratie renouvelée.

 

Quelques jours avant de partir pour Reims, nous avions la conviction, pour l'ensemble du parti comme pour nos propres idées, que la clé du Congrès était inévitablement dans un large rassemblement autour des motions à dominante réformistes A, E et D. (A charge pour les camarades de la motion C d'y adhérer s'ils le souhaitaient). Car, comme l'a dit François Hollande dimanche en AG de motion, si l'on commence à diviser la majorité réformiste, alors, il n'y a plus de majorité possible pour le parti lui-même.

 

Retenons que cela n'a pas été possible. Dès lors, comme à Rennes, le Congrès n'a pas pu dégager pour le parti une orientation politique majoritaire. La seule différence, mais elle est de taille, est que la direction qui gèrera l'absence d'orientation, sera désignée par les adhérents.

 

A cet échec politique collectif, s'est ajouté pour les délégués de la motion A une seconde épreuve. Bertrand Delanoë a choisi de ne pas présenter sa candidature au poste de premier secrétaire et aucun autre responsable de la motion A n'a souhaité le faire. Cette attitude est digne, elle nous distingue des manœuvres organisées par d'autres au service de leurs ambitions personnelles.

 

Toutefois, cette décision présente deux inconvénients de taille : quel que soit le résultat, notre participation à la direction est suspendue aux conditions de la future première secrétaire ; par ailleurs, à chaque adhérent de la motion A, elle pose la question de son vote le 20 novembre au soir.

 

Entre la volonté de sauver la conception du débat démocratique qui fut celle du parti socialiste depuis Epinay et la possibilité de privilégier une ligne politique plus réformiste, moins étatiste et se détournant clairement d'un discours facile sur les salaires ou sur les retraites, Bertrand Delanoë a clairement choisi la première alternative en soutenant Martine Aubry, dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui (lire ci-dessous). Encore une fois, nous aurions préféré ne pas avoir à choisir pour défendre sur son nom, aussi bien la clarté de la ligne réformiste que notre conception du débat démocratique.

 

L'abattement qui est le nôtre est donc bien compréhensible, mais Bertrand Delanoë rappelait dimanche matin que notre motion rassemble une force importante au sein du parti, incontournable à l'avenir. Il est donc essentiel de ne pas lâcher la rampe, de voter jeudi soir et d'appeler les hésitants à voter pour nos camarades candidats dans les sections et les fédérations.

 

La perspective de débats cruciaux sur le plan national doit nous conduire, à l'échelon des fédérations, à tout faire pour assurer l'élection des camarades présentées par la motion A au poste de premier secrétaire fédéral. Ils seront la base la plus solide sur laquelle nous pourrons reconstruire.

 

C'est, en tout en cas, cet esprit de reconquête qui nous anime désormais.

 

Amitiés à tous,

 

Marc Deluzet

Par S&D76 - Publié dans : Débat & Idées
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Dimanche 9 novembre 2008
Par S&D76 - Publié dans : Vidéo
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